Pour s’assurer le meilleur appui aérien au sol, les Alliés ont programmé de construire, dès le Débarquement, au plus près de la ligne de front des aérodromes temporaires. En trois mois la Normandie sera couverte par plus de 50 plateformes, 30 américaines et 20 britanniques.
Comment cela a été possible ? Quels résultats sur le déroulement et l’issue des combats ? Que reste-t-il aujourd’hui de ces travaux gigantesques ?
Voici l’histoire de l’un des plus grand d’entre eux, celle de :
B 9
Creully-Lantheuil- Saint Gabriel
La construction
Dans le secteur britannique, (de Ouistreham à Port en Bessin), la construction des aérodromes temporaires, identifiés : B pour British, nécessaires au développement des activités aériennes de la RAF, est confiée à des unités spécialisées du Génie Militaire appelées : Airfield Construction Group, Royal Engineers : ACGRE.
Il y avait 5 ACGRE pour le secteur britannique. Nous nous intéresserons dans cet article au 13th ACGRE qui a en charge, notamment, la construction de l’aérodrome de Creully/Lantheuil : B9.
Le 13th ACGRE est constitué de 6 compagnies : une compagnie de commandement, deux compagnies de sapeurs, RE, trois compagnies de pionniers, PC, et un atelier des REME , soit un total de 800 hommes placés sous le commandement du Lt. Colonel Rankin. Il est doté de matériels spécifiques : bulldozers, scrapers, rouleaux, grues, camions divers…..Après le nivellement des sols il est étendu sur la surface de la piste un grillage à grosses mailles carrée maintenu par des clips et des piquets. Les missions prioritaires du 13th ACGRE sont la construction simultanée de B6 à Coulombs et B9 à Creully.